LE PROBLEME DE L’EAU EN AFRIQUE

Publié le par michel baran

Le prix du pétrole freine l'accès à l'eau en Afrique

La flambée du prix du baril sur le marché international constitue un obstacle à l'accès à l'eau potable en Afrique, a estimé, mercredi à Tunis, Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l'eau (CME), un organisme non-gouvernemental basé à Marseille, en France.

 

"Nous avons besoin de l'énergie pour produire de l'eau potable. Et si nous ne pouvons pas disposer de cette énergie à cause d'un baril de pétrole trop cher, nous ne pouvons pas assurer l'eau potable aux populations", a-t-il dit, à l'ouverture de la première Semaine africaine de l'eau.

 

Prenant l'exemple du Bénin, M. Fauchon a démontré que dans de nombreux pays africains les populations ont été contraintes de procéder à des économies d'énergie à cause de la flambée du prix du pétrole.

 

Depuis plusieurs mois, le baril a franchi la barre de 100 dollars sur le marché international, entraînant une baisse du pouvoir d'achat dans les pays africains non producteurs de pétrole et parfois de violentes émeutes.

 

"Je connais, au Bénin, des populations qui ont dû réduire de 8 heures à 4 heures leur production d'énergie parce qu'elles n'avaient plus suffisamment d'argent pour acheter le gas-oil nécessaire au fonctionnement de leur centrale", a raconté le président du CME.

 

"Dans ce cas précis, l'approvisionnement en eau a été diminué de moitié, faute d'énergie", a-t-il poursuivi, en insistant par ailleurs sur l'urgence d'assurer en Afrique la maintenance des infrastructures hydrauliques.

 

"La maintenance est un défi majeur en Afrique. Nous devons y faire face par la formation des techniciens spécialisés. Je note avec plaisir que des pays africains, notamment ceux d'Afrique de l'Ouest comme le Bénin et le Burkina Faso, ont pris conscience de cet enjeu", s'est réjoui M. Fauchon.

 

"Le Conseil mondial de l'eau et ses quelque 300 membres sont prêts à apporter leur expertise en cette matière aux pays africains", a-t-il encore dit, exhortant les participants à la première Semaine africaine à ne négliger aucune des problématiques liées à la gestion des ressources hydriques en Afrique.

 

Quelque 400 participants représentant les Etats, les institutions de financement de développement et les ONG discutent mercredi, jeudi et vendredi à Tunis des problèmes d'accès à l'eau potable et à l'assainissement en Afrique.

 

Intitulée "Accélérer la sécurité de l'eau pour le développement socio-économique de l'Afrique", la rencontre devrait permettre de dresser le bilan de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (ODM) en Afrique.

 

La Semaine vise, en outre, à fournir des recommandations en vue d'une bonne participation de l'Afrique au 5ème Forum mondial de l'eau prévu en mars 2009 à Istanbul, en Turquie.

 

Tunis - 26/03/2008

 

Panapress

 

Le REA est la publication phare par laquelle les performances économiques de l'Afrique sont étudiées et évaluées par la CEA et la Commission de l'UA.

 

L'un des principaux objectifs du rapport est d'identifier les enjeux de politique auxquels les pays africains sont confrontés et de suggérer des solutions pratiques.

 

“Si la forte croissance enregistrée dans d'autres pays en développement est entravée par les conditions économiques troubles qui sévissent dans les pays développés, cela pourrait avoir une influence négative sur les économies africaines, étant donné qu'une bonne partie de la croissance est due aux exportations de produits de base des économies émergeantes”, a encore souligné M. Janneh.

 

Une autre préoccupation tient au fait que la croissance en Afrique n'a généré, ni en quantité ou en qualité, des emplois susceptibles de contribuer à réduire la pauvreté.

 

Selon les analystes, cela est en partie attribuable au fait que la croissance résulte des secteurs de l'industrie extractive à forte intensité de capitaux et à la faible valeur ajoutée des produits d'exportation.

 

Suggérant que l'Afrique a besoin d'une pensée novatrice pour lutter contre la pauvreté persistante, M. Janneh a affirmé que dans la majeure partie des pays, les efforts consentis pour prendre en charge ce fléau sont concentrés dans les sphères économiques et sociales.

 

“Cependant, d'importants indices laissent à penser que le fait de doter les démunis de capacités à utiliser les ressources de la loi pour protéger et promouvoir leurs droits en tant que citoyens et acteurs économiques serait une importante contribution à la lutte contre la pauvreté”, a-t-il ajouté.

 

La réunion des experts et la prochaine conférence ministérielle ont pour thème “Relever les nouveaux Enjeux de l'Afrique au 21ème siècle”.

 

Les défis qui interpellent l'Afrique concernent le changement climatique, la hausse des prix des aliments et du pétrole ainsi, que le souci de trouver un équilibre entre les besoins alimentaires et énergétiques actuels, d'une part, et les avantages potentiels futurs à tirer de la hausse de la production, d'autre part.

 

Cependant, le Commissaire de l'UA pour les Affaires économiques, Maxwell Mkwezalamba, a exhorté les experts à identifier des options susceptibles de permettre aux pays africains d'atténuer l'impact de l'augmentation des prix des aliments et de l'énergie.

 

“L'Afrique doit déterminer comment elle pourrait promouvoir une croissance durable et garantir le développement des emplois”, a-t-il affirmé, tout en expliquant que la pénurie mondiale d'aliments ne peut pas être considérée comme un phénomène temporaire ou un simple problème touchant à l'offre et à la demande.

 

M. Mkwezalamba a expliqué que plusieurs forces complexes et interconnectées sont à l'origine de la pénurie de produits alimentaires, tandis que la production agricole, qui est dépendante des variations climatiques, de la baisse du niveau des la nappe phréatique et des fluctuations du marché de l'énergie, demeure vulnérable aux divers chocs.

 

La conférence conjointe UA/CEA des ministres sera organisée dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, du 31 mars au 02 avril 2008, parallèlement à la célébration du 50ème anniversaire de la CEA.

 

Addis-Abeba - 26/03/2008

 

Panapress

 

http://www.afriquenligne.fr/afrique-de-lest/ethiopie/58-ethiopie/787-economie-faible-croissance-en-afrique-pour-2007.html

 

 

  

 

 

L'Afrique utiliserait seulement 4% de ses ressources en eau, contre 70 à 90% en Europe et aux Etats-Unis, a déclaré, mercredi à Tunis, le président de la Banque africaine de développement (BAfD), Donald Kaberuka, à l'ouverture de la première Semaine africaine de l'eau.

 

"Nous disposons actuellement en Afrique de 100 m3 par tête d'habitant contre 3.500 m3 en Europe et 6.500 aux Etats-Unis. Il est évident que nous ne pouvons pas, dans ces conditions, atteindre le même niveau de développement", a dit le président de la BAfD.

 

Intitulée "Accélérer la sécurité de l'eau pour le développement socio-économique de l'Afrique", cette Semaine africaine de l'eau vise, selon ses organisateurs, à permettre une meilleure compréhension des problématiques d'accès à l'eau potable en Afrique et les meilleurs moyens d'y répondre.

 

"Environ 340 millions d'Africains n'ont pas accès à l'eau potable et 500 autres millions n'ont pas accès à des installations sanitaires adéquates. Il n'est pas acceptable que le continent africain continue d'utiliser seulement 4% de ses ressources en eau", a averti M. Kaberuka.

 

S'adressant aux quelque 400 participants à la conférence, le président de la BAfD a estimé que des actions urgentes sont nécessaires pour permettre au plus grand nombre d'Africains d'accéder à l'eau potable.

 

"Des actions sont nécessaires", a-t-il insisté, en appelant les dirigeants africains à assumer leurs responsabilités.

 

"La BAfD reconnaît l'accès de tous aux services comme un des leviers essentiels du développement économique durable et de la réduction de la pauvreté en Afrique. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons choisi de consacrer les infrastructures comme une priorité de notre action", a poursuivi l'ancien ministre rwandais de l'Economie et des Finances.

 

"Les infrastructures et l'accès à l'eau potable demeurent des secteurs prioritaires de nos actions. A cet égard, j'ai créé un Département Eau et Assainissement au sein de la BAfD", a-t-il rappelé.

 

La BAfD a, par ailleurs, lancé en 2003 une initiative afin de permettre à 33 millions d'Africains vivant dans les zones rurales d'accéder d'ici 2015 à l'eau potable.

 

"Le financement du Groupe BAfD dans le secteur de l'Eau et de l'Assainissement a été multiplié par 5, passant de 70 millions de dollars en 2002 à 330 millions de dollars en 2003", a fait remarquer M. Kaberuka.

 

Les participants à la première Semaine de l'eau évoqueront la mise en oeuvre de cette initiative et formuleront des stratégies et des actions concrètes en matière de développement des ressources hydriques en Afrique.

 

Tunis - 26/03/2008

 

Panapress

 

http://www.afriquenligne.fr/afrique-du-nord/tunisie/35-tunisie/791-lafrique-utiliserait-seulement-4-de-ses-ressources-en-eau.html

 

Le paradoxe entre les chiffres de mètres cubes d’eau disponibles  et la superficie des terres désertiques en Afrique est frappant, si je ne l’avais pas lu, je ne l’aurais jamais cru.

Comme d’habitude l’argent entrave l’irrigation des terres désertiques ainsi que le raccordement de chaque foyer à un système de canalisation d’eau potable

L’Afrique doit s’aider. Les Etats doivent être solidaires, c’est leur intérêt commun.

Je pense qu’en premier lieu les pays pétroliers africains devraient établir un second marché pétrolier pour vendre aux nations africaines ce produit à prix coûtant, voir à perte. C’est antilibéral mais nécessité fait loi !

Pendant ce temps d’autres pays riches en matières ferreuses construiraient les canalisations et autres joint-ventures et les exporteraient en répercutant le manque à gagner consentis par le pays producteurs de pétrole. Ceci auraient l’avantage de faire naître un début d’industrie métallurgique.

Un troisième groupe de pays n’ayant rien pourr4ait constituer des brigades de poseurs de canaux et recevrait gratuitement ou presque, leur canalisation.

Dans le même temps pourrait se mettre en place un politique de fertilisation des terres désertiques en partant des oasis oû l’on planterait des arbres, légumes, créant des microclimats, les ,alimentant par les nappes phréatiques desquels on amèneraient par canaux l’eau et en étendant progressivement ces zones.

Ce serait une révolution comme on en a jamais vu !

Si la Francophonie politique avait existé elle aurait pu être une aide puisante !

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Publié dans POLITIQUE ECONOMIQUE

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