ISABEAU DE BAVIERE LA MAUDITE TRAITRESSE

Publié le par michel baran

Le règne de Charles VI commence en 1380 par une régence assurée par ses quatre oncles. À partir de 1392, le jeune roi est atteint de crises de démence. Autour de lui, son épouse, Isabeau de Bavière, et les princes du sang se déchirent dans d’interminables querelles. Une haine farouche oppose Louis d’Orléans, frère du roi, et son cousin Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Leurs partisans respectifs, les Armagnacs et les Bourguignons, entraînent le royaume dans une véritable guerre civile, attisée par la faiblesse du « pauvre roi fol ». Profitant de la situation, le roi d’Angleterre Henri V envahit la France en 1415 et écrase l’armée française à Azincourt (25 octobre). La guerre civile dégénère en guerre sociale ; la reine Isabeau de Bavière et le duc de Bourgogne Philippe III le Bon — son père Jean sans Peur a été assassiné par les Armagnacs pendant l’entrevue de Montereau en 1419 — concluent la paix avec les Anglais. En 1420, le traité de Troyes déshérite le dauphin français (futur Charles VII) au profit d’Henri V qui, par son mariage avec une fille de Charles VI, devient roi de France. Mais l’union de la France et de l’Angleterre sous sa couronne ne se réalise pourtant pas : Henri V puis Charles VI meurent successivement en 1422, laissant chacun un héritier, Henri VI, reconnu roi de France au nord du royaume, et Charles VII, reconnu au sud, excepté en Guyenne.

 

 

La loi salique n’a pu évité la trahison de la reine, mais il a fallu des circonstances extraordinaires pour qu’elle s’effectue. Sans cette loi la trahison aurait pu se faire dans des conditions normales, indolores. Comme aujourd’ui !

On voit bien ici que la division du pouvoir entraîne sa faiblesse et la formation de factions.

Avec la réforme constitutionnelle, le pouvoir sera divisé et donc impuissant à cause du rééquilibrage en faveur du parlement qui peut amener une situation proche de celle décrite ici.

On peut effectivement soutenir que l’UMP le PS et le Nouveau Centre sont animés pour l’esprit d’Isabeau de Bavière et su traité de Troyes (à ce sujet lorsque dans mes précédents articles je me référais au traité de Brétigny je me trompais, c’est à celui de Troyes que je pensais).

Il y aura forcément un jour un président ou un parlement anti UE. En arriverons-nous à une guerre civile ?

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