Introduction

Publié le par michel baran

Ce livre a pour ambition de  faire le pendant de « l’essaie sur la sexualité et  l'amour ». A eux deux ils voudraient former une « politique » comparable à la « République » de  Platon ou au « Léviathan » de Hobbes.

Les formes extérieures des choses, ainsi que les moyens d’analyse changent mais la substance des choses reste la même tout comme les motivations et les obstacles qui les empêchent de se réaliser.

De nouvelles aspirations[1] se font jour ; du moins c’est ce qu’une analyse superficielle peut faire croire à d’inattentifs observateurs de la vie sociale[2] mais ces aspirations étaient présent sous une forme ou une autre,  avec des intensités variables (pensée réflexive, critique et estimative [3]).

La quête inachevée (et peut-être ne le sera-t-elle jamais) du bien-être physique et moral (donc spirituelle) par l’intermédiaire de la vie sociale, a  susciter de la part des philosophes, dès la plus haute antiquité de nombreuses recherches et solutions, parfois conciliables, souvent contradictoires.

Très récemment les psychologues ont joint leurs lumières aux philosophes et ont contribué dans une faible proportion à la résolution  du problème social.

Je crois que ce qui fait que nous nous heurtons  aux mêmes problèmes depuis l'apparition de l'humanité tient à un ensemble de faits structurel qui est désignée sous  le terme générique de « réalité « .C’est cet ensemble structurel que j’essaierai d’analyser minutieusement pour peut-être, par la suite, indiquer des grandes lignes de réformes.

A cette fin, j’aurai recours à des historiettes pour expliquer l'origine des choses (de la valeur, de l'invention etc.) on se gardera de chercher une cohésion entre ces histoires qui ne sont que des scénarii hypothétiques et ne peuvent  ni doivent avoir d’autres statuts que celui qu’on accorde aux mythes platoniciens.

La réalité non structurante[4] de l'univers est la société humaine ainsi que son mode de fonctionnement.

La nature de la société se compose des éléments suivants et chaque élément pose de multiples problèmes, que ce soit le problème de son origine ou celui des relations qu’il entretient avec toutes les autres composantes de la réalité sociale. Celle-ci se compose de : la  liberté, la religion et leurs  influences sur la réalité,  tout comme est capital le thème de place du plaisir dans la société.  Et enfin, la prise de conscience que la politique n’est que le bras armé de la  religion.  (elle-même n’est que le stade embryonnaire de la philosophie et de la psychologie [5])



[1] On connaît le mot de Robespierre : « le bonheur est une idée neuve en Europe ». Pourtant elle était déjà présente chez Aristote dans ses éthiques, et l'on sait parfaitement que dans l’antiquité les éthiques n’étaient pas séparables de la politique.

[2]  Dans le sens de vie en commun, et non au sens de structures et luttes de classes ou de sexes.

[3]  Ce que n’ont pas les grands singes, même s’ils ont une vie sociale relativement complexe .

Pour qu’il y ait pensée , il me semble qu’il faut qu’il y ait évolution continue dans le domaine de l'organisation sociale, un sentiment et un besoin de beauté débouchant normalement sur une créations artistique, même primitive.

Or, n’en déplaise aux  pourfendeurs de l’anthropocentrisme (Elisabeth  de Fonteney « les bêtes »)  aucune société simiesque n’a évoluer de manière  continue ni n’a fait le moindre graffiti sur l’écorce des arbres ou prend un tronc d’arbre creux pour jouer du tambour (ce que fait la plus humble de tribu primitive).

On peut donc en conclure que toutes les sociétés animales se sont formées et se maintiennent par la contrainte conjuguée des instincts et des conditions environnementales. 

[4] J’entends par « réalité structurante » ce sur quoi nous n’avons pas, ou difficilement, d’emprise comme par exemple la structure des  atomes, la dérive des continents, mais aussi le fonctionnement  de notre corps (rendre la vue pour le   moment est impossible)

[5] En effet, la religion a une double  fonction sociale (je laisserai de coté les aspects religieux et mystiques des religions pour n’analyser que leurs effets sociaux).

La première fonction de la religion est  une critique du réel ; c’est au nom de cette critique que la « genèse » justifie l'extermination de la première humanité (exceptée la famille de Noé) ; « l'humanité s’était pervertie aux yeux de Dieu », c’est toujours au nom d la critique du réel que Dieu chassa les Cananéens devant Israël ou que les prophètes s’élevèrent  contre le pouvoir politico-religieux.

La seconde fonction de la religion est normative, moralisatrice et s’adresse particulièrement aux individus : ainsi Nathan morigène  David qui a  donner des ordres précis pour qu’Uri ne  puisse réchapper d’un combat, ainsi dans le catholicisme l'appel de Marie fait à Lourdes (comme à fatima) pour la repentance.

Publicité

Publié dans MES OEUVRES: L

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article