LOUIS IX

Publié le par michel baran

Louis IX (Saint Louis) monte sur le trône en 1226. Il n’est alors âgé que de 12 ans et sa mère Blanche de Castille assure la régence. D’une extrême piété, il s’attache à multiplier les institutions caritatives, à lutter fermement contre les hérésies mais aussi à rendre la justice plus équitablement. La mémoire collective a d’ailleurs retenu l’image du roi assis sous un chêne, rendant personnellement la justice. Louis IX parvient à s’assurer la loyauté des dernières provinces intégrées dans le royaume. Il lutte contre la corruption et les abus d’autorité en dépêchant des enquêteurs pour observer les méthodes d’administration des fonctionnaires royaux et pour enregistrer les plaintes de ses sujets. Sous son règne, le gouvernement royal se perfectionne et se spécialise : un parlement s’occupe désormais des affaires judiciaires et un Conseil du roi aide au gouvernement du royaume.

 

La politique extérieure de Louis IX est aussi marquée par un souci de paix et de justice : le roi restitue à Henri III Plantagenêt toutes les conquêtes dont la légitimité lui semble douteuse (Limousin, Périgord, Guyenne), en échange de la confirmation de sa souveraineté sur les autres territoires, mettant fin au conflit franco-anglais par le traité de Paris (1259).

 

Profondément religieux, bénéficiant d’un grand prestige spirituel, Louis IX désire couronner son règne par une croisade. En 1247, il confie la régence à sa mère et part pour la Terre sainte. D’abord fait prisonnier en Égypte, puis libéré, il se rend en Syrie pour y superviser le renforcement des fortifications chrétiennes. En 1270, il part pour une nouvelle croisade (la huitième), qui se solde par un désastre : avec bon nombre de ses soldats, il est victime de la peste et meurt lors du siège de Tunis. Aimé et respecté, Louis IX, auquel on attribue des miracles, est canonisé par le pape Boniface VIII en 1297.

 

Son fils Philippe III le Hardi est le cinquième roi de France à entreprendre une croisade, destinée cette fois à combattre les musulmans en Espagne. Il est aussi le troisième roi qui y perd la vie. Mais il a auparavant arrangé le mariage de son fils avec Jeanne Ire de Navarre, héritière du royaume de Navarre et du comté de Champagne, augmentant encore les possessions de la couronne.

 

La France royale a toujours su utiliser les compétences des personnes étrangères ,qui l’on épousé. De l’espagnole Blanche de Castille (alors qu’on aurait pu nommait un prince français Régent) au maréchal de Saxe la Royauté française n’était pas xénophobe, pourvu qu’on la serve bien (et qu’on ne soit pas hérétique)

Observez le long règne réformateur de Louis IX, çà avait une autre envergure que notre misérable quinquennat ! le temps donnait aux Rois la possibilité d’agir sur le long terme par toutes sortes de moyens.

On peut noter que comme aujoud’hui ma réforme de l’Etat était d’actualité et qu’un long règne  avec un pouvoir héréditaire favorisait les projets ambitieux et atténuait les ruptures puisque le fils connaissait les plan du père. Avantages que la république nous a fait perdre !

La leçon de politique étrangère que nous donne Louis IX, véritable Wilson féodal, est qu’on ne doit jamais rendre ce que les armes ou la diplomatie nous ont donner.

De ce point de vu saint Louis fut une calamité diplomatique

 

4.3.4.3  Philippe IV le Bel

 

Roi de 1285 à 1314, Philippe IV le Bel renforce considérablement l’autorité royale. Conseillé par des légistes comme Guillaume de Nogaret, Enguerrand de Marigny et Pierre Flote, il entreprend de s’attaquer aux avantages des provinces et aux divers privilèges considérés comme autant d’entraves à son pouvoir. L’administration est complétée de manière efficace par la création d’une Cour des comptes, destinée à suivre de près l’état des finances publiques. Désireux de consacrer d’une manière solennelle l’unité de la nation autour de lui, Philippe le Bel convoque pour la première fois les états généraux (1302). Une conception nouvelle de l’État, dans laquelle le roi n’est plus le premier des seigneurs mais la représentation vivante de la loi (Lex Rex), voit progressivement le jour. Elle se manifeste de façon éclatante dans le conflit qui l’oppose à la papauté : les relations s’enveniment à tel point entre Boniface VIII et Philippe le Bel, opposé à l’ingérence pontificale dans les affaires du royaume, qu’après l’« attentat d’Anagni » contre le pape (1303), le roi de France fait élire pape un évêque français, Clément V, qui finit par s’installer à Avignon au lieu de Rome (1309). La doctrine de l’indépendance politique des souverains (ou gallicanisme) a triomphé et l’affrontement souligne bien le glissement d’une France universaliste, incarnation de la chrétienté (comme elle l’a été du temps de Saint Louis), vers une France « nationale » désireuse d’accroître son hégémonie au détriment de celle de l’Empire chrétien.

 

Après avoir annexé la Franche-Comté, Lyon et une partie de la Lorraine, Philippe le Bel cherche à prendre le contrôle de la Flandre. Cette intervention très coûteuse se solde par un semi-échec : battu par les milices flamandes à Courtrai (1302), le roi prend cependant sa revanche à Mons-en-Pévèle (1304) et peut annexer une grande partie de la Flandre wallonne avec Lille, Douai et Béthune.

 

L’ensemble de ce règne est également marqué par de graves difficultés financières : Philippe le Bel ne cesse de lever des impôts, tente d’en créer d’autres et, pour apaiser une opinion mécontente, finit par s’en prendre aux banquiers (les Lombards) et aux prêteurs (les juifs) qui sont expulsés du royaume. Pour les mêmes raisons, il s’attaque au riche et puissant ordre des Templiers, dont les membres sont accusés d’hérésie, torturés et pour la plupart brûlés vifs. En 1312, après la dissolution de l’ordre par le pape Clément V, le roi, qui dès lors n’a plus à rembourser les dettes contractées auprès des Templiers, peut se saisir de tous leurs biens. La situation financière du royaume n’en demeure pas moins très précaire.

Publicité

Publié dans POLITIQUE ETRENGERE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article