ESSAI PHILOSOPHIQUE SUR LE SEXUALITE ET L'AMOUR
AVERTISSEMRNT
Cet « Essai philosophique sur la sexualité et l’amour –regard d’un handicapé –« s’adresse à tous, mais les personnes travaillant dans les institutions sont particulièrement invités à le lire.
J’invite les personnes pudiques à ne pas lire la seconde partie ou sont analysées les positions et leurs significations psychologiques
INTRODUCTION
A première vue le sujet peut paraître restreint et ne toucher qu’à la sphère privée, sexuelle et ludique. Pourtant le sujet est bien plus complexe qu’il ne le semble : il a des connexions très solides avec les domaines religieux, philosophiques, ethnologiques, historiques, psychologiques, éducatifs et enfin politiques. Traiter de la sexualité revient, on le verra, à traiter de l'homme dans sa globalité.
Je procéderai dans ce livre à une minutieuse recension des pratiques sexuelles. L'idée générale qui tient lieu de colonne vertébrale et justifie la recension minutieuse des pratiques sexuelles (y compris des pratiques enfantines) : celle que derrière chaque manière, chaque modification de position, se cache un trait psychologique, voir une pathologie.
L'une des thèses qui ressort du livre est que l'humain est constitué par trois instincts principaux : la religion , la sexualité et la volonté de puissance..
Plusieurs raisons font que je place la religion au niveau de l’instinct. Dès que l'humain fut conscient, il sut qu’il allait mourir, et naturellement il fut pris entre l'espoir d’une vie meilleure dans un hypothétique au-delà ou la crainte d’une destinée pire que celle-ci. Or si la mort en elle-même n’est pas un instinct, l’espérance et la crainte le sont en ce sens qu’elles font partie de toute psychologie humaine. Une fois ceci admis, il faut reconnaître qu’au moins une fois dans la vie, chaque humain s’interroge sur sa destinée posthume , que cette interrogation fondamentale met en jeu la crainte ou l’espérance, qui sont des instincts psychologiques et qui donc rendent la religion instinctive avant d’être pensée[1]. Le fait qu’il y ait des athées n’enlève rien à cette thèse parce qu’il y a des instincts qu’on peut déraciner (l’instinct de vie par le suicide, celui de se nourrir par le jeûne circonstanciel ou chronique comme l’anorexie).
Les deux premiers instincts que sont les besoins d'amour et de sexualité peuvent être synthétisés par le terme de « sentiment », pourtant ils ne le seront jamais parce que cela empêcherait une analyse détaillée. En outre le sentiment est une chose irraisonnée et incontrôlable ; il peut certes être maîtrisé après une thérapie adaptée, mais il restera toujours tapi dans une ombre faussement oublieuse.
Une seconde idée force est que l'état de la sexualité individuelle contribuerait à avoir une société harmonieuse, où les conflits auraient une moindre intensité (il ne peut y avoir de société sans conflits.)
La troisième idée développée est que notre sexualité dépend de l'environnement dans lequel nous évoluons. Celui-ci peut la calmer ou l'exacerber par quelques grands traits caractéristiques de notre société de consommation et monothéiste auxquels peu de personnes prêtent attention : cette société n’est pas toujours très cohérente dans la vision qu’elle a d’elle-même dans son ensemble, ni dans la vision qu’elle a de quelques-unes de ses composantes ( prisonniers, prostituées, handicapés ...)
La quatrième et dernière idée que je résumerai dans cette brève introduction est que la sexualité a été, et est vue et vécue différemment selon les moments, les civilisations, les lieux et les sexes ; mais qu’on peut supposer que depuis que l'humanité est sortie du stade de simple prédatrice de la nature et qu’elle a commencé à la transformer par l'agriculture (qui est le commencement de la civilisation), la sexualité a toujours connu une double répression (d’intensité variable) venant du pouvoir religieux (qu’il soit polythéiste ou monothéiste) comme du pouvoir politique (de la société civile, pour être plus précis, mais celle-ci est assujettie au pouvoir politique dont elle se sert pour mettre hors d’état de nuire les éléments perturbateurs).
La conclusion, enfin, préconise un changement de regard sur le corps, la sexualité et les sentiments, mais aussi la mise en place de structures officielles pour aider les personnes qui en ont besoin, non seulement pour mieux vivre la sexualité et pour les rendre plus sensibles au monde, mais également pour rendre la société plus réactive aux sentiments de frustration, de désespoir.
[1] Pourtant le souhait spontané de l’homme est de vivre éternellement, même enchaîné à un ordre tyrannique, et donc d’avoir une spiritualité de l’enracinement : « Cette adhérence au corps porte en elle des effets multiples: acceptation de l'enchaînement, elle vaut aussi comme acceptation du passé, mais plus comme abdication devant les puissances obscures, troubles d'un passé réduit brutalement à l'hérédité et confondu avec elle. Comme si le pouvoir être du Dasein se constituait, non dans une ouverture - là est le paradoxe - mais dans un renfermement sur soi qui deviendrait le coeur de la vie spirituelle. Dans cette nouvelle manière d'exister, la dimension du corps et celle du temps se conjuguent d'autant plus intimement que le corps cesse d'être vécu comme étranger au Moi. » Miguel Abensour
Nous remercions les Éditions Payot & Rivages de nous avoir autorisés à reproduire ces textes.
Ce qui est incompréhensible pour un intellectuel talmudique habitué à être libre dans sa tête ,c’est que le nazisme (ordinaire celui du citoyen moyen) soit le régime politique le plus strictement adapté à la psychologie primitive.
En effet, il est idolâtre ( Hitler fut l'idole personnifiant l'Etat, le peuple, la force brute et les lois naturelles auxquelles il se réfèrent pour justifier le racisme).
La psychologie primitive n’est pas seulement fière ; elle est orgueilleuse (agressivement orgueilleuse : Athènes, Sparte, Rome, et pour l'affirmation de l'orgueil on reprit la marche des chevaliersTeutoniques sans l'excuse de la christianisation. Et enfin les camps nazis systématisèrent l’ilotisme spartiate.
Cette politique national-socialiste est une politique authentiquement spirituelle parce qu’elle refuse le monde en mouvement, en cafouillage qui est l'ordre même des choses. Telle est la raison fondatrice de lois de Nuremberg interdisant et dissolvant tous rapports sexuels entre Aryens et Juives.